Tes yeux verts m'ont un jour fait une promesse. Mais aujourd'hui, ils me fuient. Je ne comprend pas, je ne comprend plus. Je te rêve dans mes bras, je te rêve tout à moi. Mais seuls le vide et l'aire froid sont là.
Je te regarde, et tu ne peux me voir. J'observe chacuns de tes gestes. Je ne pense qu'a caresser ta peau. Un jour, je l'ai frôlée, j'ai cru rêver... Ton parfum me manque. J'ai beau te suivre partout où tu vas, tu ne me prêtes aucunes attentions. Pourtant, je t'aime, et je ne vit que pour ca. Un jour, on m'a demandée qui j'étais, et je n'ai pu répondreque cela:" Un homme qui aime".
Ta promesse, tu l'as faite sans rien dire, le jour où tu m'as tendu cette pièce. Une pièce de 2 euros, une vraie richesse. Mais je ne l'utilise pas, je la regarde. Sans fin, et sans faim. Ma nourriture, c'est toi. Tu es mon espoir, ma vie. Tous mes amies te connaissent... Toi, la femme à la pièce, toi, la femme que j'aime. Tu n'es pas la plus belle, tu n'es pas la plus forte, ni la plus courageuse. Tu n'es rien de cela. Tu es... une âme humaine, l'humanité que je ne connaissait pas. Il t'arrive de temps en temps de me tendre une pièce, une autre... Mais la pièce de 2 euros est l'unique. Peut-être est-ce parce que tu n'avais pas de monnaie, peut être étais-tu de bonne humeur. Mais ce jour là, moi, je voulais mourir. Comme un message d'espoir, j'ai vu cette pièce, j'ai vu ton sourire, tu m'as regardée, tu m'as tendu la main, je l'ai frôlée. J'ai pris cette pièce et j'ai cru. J'ai cru au bonheur qui était possible, pour tous. J'ai cru en l'humanité, en son existence... J'ai cru en la vie, qui n'était pas vide, mais présente, en tout et pour tout.
Une vie qui est présente, là, au creux de ma main, sous la forme d'un rond de métal, qui vaut plus que tout l'or du monde...